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Chroniques d’une Apprentie Caissière Ep. 3 đź”®

Toutes les bonnes choses ont une fin…et oui. On se retrouve aujourd’hui dans le chapitre final de cette mini sĂ©rie et j’espère vous avoir fait sourire avec ces quelques anecdotes. Je ne manquerais pas de revenir avec une sĂ©rie du mĂŞme style dans quelques temps, vous vous doutez peut ĂŞtre de quel sera mon terrain de jeu cette fois-ci…!


En attendant, voici la suite et fin des Chroniques d’une Apprentie Caissière

*jingle*

Les habitués

Le soir, le magasin fermait Ă  23h. Pour ce faire, la dernière entrĂ©e devait se faire maximum 10mins avant donc Ă  22h50. Bien sĂ»r, de temps en temps on avait des petits malins qui arrivaient Ă  22h59 en s’offusquant qu’on ne les laisse plus entrer…

En effet, pour certaines personnes il était compliqué de comprendre que nous avions, nous aussi, une vie après le travail.

Mais j’en conviens, ça, c’Ă©tait plutĂ´t rare, en revanche nous avions cet habituĂ©… Cet habituĂ© qui venait tous les soirs Ă  22h45 tapantes… En gĂ©nĂ©ral, les personnes qui arrivaient tardivement avait juste 2-3 trucs Ă  acheter, rapidement, histoire de complĂ©ter une recette sans doute.

Mais lui, tous les jours, se composait un panier bien garni.. Je n’ai jamais compris comment chaque soir il pouvait avoir autant de choses Ă  acheter en dernière minute! Le pire c’est que mĂŞme quand il arrivait plus tĂ´t, il passait un temps incalculable dans les rayons Ă  littĂ©ralement…tourner en rond.

Il y a mĂŞme eu ce jour oĂą une de mes collègues l’a surpris dans nos cartons stockĂ©s au fond du magasin (car plus de place en rĂ©serve), Ă  la recherche d’un paquet de riz d’une marque prĂ©cise alors qu’on lui avait dit plusieurs fois qu’on Ă©tait en rupture de stock.. Aaah…

Bien que parfois agaçants sur le moment, les habituĂ©s sont les perles d’un magasin. Dans la famille des habituĂ©s j’appelle : les papis/mamies un brin radoteurs du matin, le papi alcolo de la fin de matinĂ©e, les jeunes travailleurs du midi, les ados du lycĂ©e d’Ă  cĂ´tĂ© qui ont un prof absent et enfin, ceux qui ont commencĂ© l’apĂ©ro beaucoup trop tĂ´t et qui viennent nous embĂŞter Ă  la nuit tombĂ©e.


C’est qu’on s’y attacherait presque Ă  ces gens !


Quand le ciel nous tombe sur la tĂŞte…


Dans l’histoire qui va suivre, j’aimerais pouvoir dire que toute ressemblance avec un magasin existant serait purement fortuite mais cette histoire est bien rĂ©elle.

Tout commence pendant une journĂ©e lambda, une journĂ©e d’encaissement et de mise en rayon. C’Ă©tait une journĂ©e pluvieuse, très pluvieuse (et ça a son importance pour la suite).

A un moment, alors que nous allions en rĂ©serve rĂ©cupĂ©rer les produits Ă  mettre en rayons, nous constatons un Ă©coulement anormal sur les murs. De l’eau s’Ă©coulait du mur au fond de la rĂ©serve et un peu du plafond. Situation inhabituelle mais pas de panique, un seau en dessous et on se dit qu’on rĂ©glera plus tard cette petite fuite puis chacun retourne Ă  ses activitĂ©s.

Un peu plus tard de cette mĂŞme soirĂ©e, alors que j’Ă©tais en train de travailler tranquillement en rayon, un gros fracas fait entendre…suivi d’un bruit très fort de pluie. Ni une ni deux, je lâche ce que je fais et me dirige Ă  toute vitesse vers l’origine du bruit.

HonnĂŞtement, je ne sais plus Ă  quoi je m’attendais, mais certainement pas Ă  voir un bout de plafond au sol avec littĂ©ralement la tempĂŞte de pluie faisant rage DANS le magasin. En effet, un trou bĂ©ant se tenait Ă  la place du plafond.


Bien entendu, par la suite, la petite fuite de la rĂ©serve s’est transformĂ©e en chutes du Niagara.


C’est vraiment un des moments oĂą je me suis dis qu’il m’arrive parfois des trucs assez improbables…!

Longtemps après mon dĂ©part, la lĂ©gende disait que le gouffre du plafond existait toujours…


– 🌟

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