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[Bilan] Reprendre mes études à 25 ans

… de manière totalement imprévue, Episode I. *générique de Star Wars*

Nous voici donc à peine plus d’un mois avant le départ pour Montréal. Ça me parait assez irréel comme le temps passe vite. J’ai commencé mes démarches en Octobre 2020 et voilà qu’on y est presque.

Alors pour lancer un peu cette nouvelle thématique, je me suis dis pourquoi pas faire un pré-bilan, poser à plat les raisons qui m’ont poussé à faire ce choix de partir faire quelque chose que je n’avais pas spécialement prévu et dans un pays dans lequel je n’avais pas forcément prévu d’aller m’installer non plus.

Ce post va être un peu long mais sera, je l’espère, motivant si vous aussi vous avez envie de vous lancer dans un nouveau projet!


La fille qui rêvait du Pacifique…

Moi mon rêve, c’est de découvrir la Nouvelle-Zélande. Ça doit bien faire 3 ans que j’ai ça en tête… Vraiment, je pense que après être rentrée d’Orlando, quand l’envie de repartir s’est fait sentir, c’est le premier endroit auquel j’ai pensé. Les paysages à couper le souffle, les randos à faire, découvrir la culture kiwi… j’avais envie de partir à l’aventure et c’était l’endroit parfait pour.

Toutefois, je me suis installée à Lyon (même si dès le départ, je savais que mon but n’était pas d’y rester “pour toujours”) et la vie a continué son cours. Je passe l’épisode désenchantement total de ce qu’est la vie en France et que visiblement j’avais oublié en un an passé ailleurs…

Elle a continué son cours… mais.

Un beau jour, j’ai commencé à ressentir ce manque cruel d’Ailleurs. J’avais une situation des plus correctes finalement (ENFIN, devrais-je dire) 1 ans après mon installation : un nouveau job, dans mon domaine et dans un environnement hyper cool, un appart que j’adorais, etc… On peut dire que à ce moment, j’étais à l’apogée de ma vie Lyonnaise.

Pour autant, au fond de moi, mon but a toujours été de continuer à voyager. Je n’avais pas spécialement envie de m’enfermer dans une routine juste parce qu’elle était confortable.

J’en ai beaucoup discuté avec ma maman, qui ne comprenait pas forcément cette envie/ce choix de vouloir tout quitté pour recommencer ailleurs ( et qui plus est, à l’extrême bout de la planète ) et souvent je ressortais déstabilisée de ces conversations. Les craintes – et c’est légitime qu’elle en ait- qu’elle avait pour moi, je finissais par les ressentir également et finalement je doutais du bien fondé de mon projet. Et si je ne trouvais pas de travail ? Si je n’arrive pas à me débrouiller ? Ou que je faisais de mauvaises rencontres ? Et si, et si, et si…

Jusqu’au jour où j’ai finalement pris la décision ferme et définitive de n’écouter que ma voix intérieure et de suivre mon rêve.

Je vais en Nouvelle-Zélande.

En Janvier 2020, je suis allée faire un premier devis pour mes billets d’avion et j’avais dans l’idée de faire ma demande de PVT quelques mois plus tard pour partir aux alentours de Décembre 2020.

Jusqu’au jour où une pandémie débarqua.

Bon. Voilà. Vous connaissez déjà cette partie de l’histoire, le covid est arrivé.

Alors, j’ai vu la perspective de partir en NZ s’évaporer.

Sur le coup, je peux même pas dire que j’étais vraiment déçue. La situation était juste si improbable et si irréelle. Comme à peu près tout le monde je pense, l’arrivée de cette crise m’a laissé dans un état de stupéfaction.

Pour certains, cette crise n’a pas changé grand chose ( et tant mieux qu’ils y aient trouvé leur compte! ). Mais pour d’autres, ça a été plus compliqué et des projets ont du être abandonnés.

Pour ma part, ça a donc été ce voyage mais aussi mon contrat à Disneyland Paris. Contrat auquel, vous vous en doutez, je tenais vraiment beaucoup. J’avais des projets et des perspectives plein la tête et je me suis progressivement rendue compte que je n’avais plus rien de tout ça.

J’ai tant bien que mal tenue ma barque à flot mais psychologiquement, ce n’était pas tous les jours facile. J’ai écris un peu sur mes Pensées Confinées.

Dans une tentative veine de m’échapper, je me suis même intéressée de très près à la DisneyCruise Line puis tout simplement au CRP à Walt Disney World. Malheureusement, malgré que ma candidature ait été retenue, tous les programmes internationaux se sont arrêtés quelques semaines plus tard.

Me revoilà donc à la case départ, pas de job, pas de projets, pas de perspectives.

Dans l’attente… mais de quoi ?

Plot twist !

Les mois ont passé et finalement, en Septembre 2020, j’ai pu retrouver certains de mes bons amis à Bordeaux! Une petite semaine hors du temps et du Covid et qui m’a fait beaucoup de bien. Durant cette semaine, j’ai pu avoir de bonnes discussions avec eux, la plupart d’entre nous étant dans la même situation.

Ces discussions m’ont reboosté et ont ravivé ma motivation.

Quelques jours après être rentrée, j’ai donc pris mon ordinateur en me disant que “Aujourd’hui, je trouve quelque chose“. Je ne savais pas encore pour faire quoi exactement mais mon seul critère était que ça devait être à l’étranger.

J’ai cherché tout type de programme et d’organisme pour finalement me rendre sur PVTiste.net. J’ai littéralement envisagé TOUS les PVT possibles et imaginables ahah. Cependant, j’ai vite vu que pour la plupart des PVT c’était assez mort ou du moins, ceux qui étaient dispos ne m’intéressaient pas spécialement.

Puis, je suis tombée sur un article.

Et si vous suiviez une formation gratuite au Québec ?

Cela m’a tout de suite paru très prometteur et j’ai donc lu avec attention le contenu de l’article. Des formations relativement courtes. Pleins de domaines disponibles. Les frais de scolarité pour les français étant gratuits, ne reste que les frais de subsistances du quotidien. S’ajoutait à ça l’éventuelle possibilité d’avoir une aide financière de mon Pôle Emploi ( Spoiler Alert : ça n’a pas fonctionné dans mon cas).

J’ai vite repéré les formations traitant du tourisme, une autre de fleuriste et une dernière d’infographie.

Les formations dispensées étaient toutes décrites comme étant basées sur la pratique. Des cours théoriques ça aurait été un gros no go pour moi. À mon âge (ahah), j’ai besoin d’apprendre du concret.

En résumé : je pouvais donc partir me former dans un domaine éventuellement lié à mes études, à l’étranger et à moindre frais! Cerise sur le gâteau, mon copain avait la possibilité de m’accompagner si il le désirait.

De l’idée au projet

Quand j’étais étudiante, j’avais longuement (et en vain) cherché un stage au Canada. Puis il y a quelques années de ça nous avions évoqué le fait de s’y rendre en PVT avec mon copain mais sans réellement officialiser le projet. Hormis ces fois là, je n’avais pas plus que ça envisagé d’aller m’installer au Canada. Toutefois, j’en ai toujours eu des bons retours alors la perspective était assez séduisante.

Le soir même, j’en ai donc parlé à mon copain qui a tout de suite été intéressé par le projet. En retournant la situation dans tous les sens, ce qui ressortait toujours c’était un gros pourquoi pas.

Eh oui…Après tout, pourquoi pas ?

Je venais de passer quasiment une année entière à la maison. Le domaine du tourisme (particulièrement des parcs d’attractions qui m’intéresse) n’étant pas en mesure de recruter avant je ne sais combien de mois (années ?!), que me restait-il ?

Clairement, attendre que Disney World me rappelle un jour ce n’était plus possible… et puis, même si ils me rappelaient, dans quelles conditions se ferait mon programme ? Pourrions-nous profiter des parcs sans être blockout, des soirées/évènements organisés par l’Housing et de tout ce qui rythmait notre vie de cast member ? Je savais que je voulais y retourner mais trop d’incertitudes planaient.

J’avais déjà assez attendu et j’étais arrivée au stade où je voulais – que dis-je – il fallait que ma vie reprenne. Quitte à avoir perdu une année dans le vent, autant me prendre une autre année où cette fois-ci, j’apprendrais quelque chose.

J’ai donc rassemblé les documents nécessaire et j’ai envoyé mon dossier à un certain organisme nommé…

Québec Métiers D’Avenir

Comme je l’ai dis un peu plus haut, j’avais dès le départ établi mon Top 3 de formation : Conseil et Vente Voyage , Fleuriste puis Infographie.

Le choix le plus logique/facile/évident était le premier. Cela aurait été dans la continuité de mon bachelor mais pour le coup, la perspective ne me plaisait pas non plus à 100% car je ne me vois pas spécialement travailler en agence de voyage ( d’où que je n’avais pas pris cette option quand j’étais à l’école ahah ). Surtout que après avoir parlé avec un élève ayant suivi cette formation, j’étais encore moins convaincue.

Finalement, j’ai également vite écarté la formation de fleuriste. 🙃

Restait donc l’infographie. Clairement, au premier regard, cette formation m’a fait de l’oeil mais sans que j’ose trop me l’avouer non plus.

Vous savez, le genre de truc qui vous intéresse à fond mais dans lequel vous n’osez pas vous lancer pour x ou y raisons? Ben voilà, je me suis dis que c’était le genre de trucs réservés aux autres mais certainement pas à moi.

Et si je n’y arrivais pas ? Et si je n’étais pas assez créative? Puis et si ceci, et si cela. Sachant également que cette formation était un peu plus longue que ce que je visais de base. Ce qui amenait d’autres doutes : allais-je tenir le coup ?

Finalement, en relisant encore et encore le contenu du programme, je m’y suis tellement reconnue (création de logo, de mise en page, photographie, un peu de conception web et d’animation etc etc bref un éventail hyper intéressant pour l’apprentie bloggeuse que je suis, n’est-ce pas ? 😝) que j’ai su que c’était le choix à faire.

Alors voilà, je ne dis pas non plus que j’ai trouvé ma vocation professionnelle. Je reste encore un peu perdue dans le tourbillon de la vie.

Mais si l’Univers et ma curiosité me poussent sur ce chemin alors autant y aller pour ne rien regretter.

Et un peu comme dans le film Soul, j’ai (re)trouvé my spark.


Alors voilà, de cet immense récit je pense qu’on peut tirer comme conclusion que la vie ne nous réserve pas toujours ce qu’on prévoit. Bon ça, vous le saviez déjà !

Cependant, je tire aussi la conclusion que même si on est sûrs de soi, ça demande toujours un peu (beaucoup) de courage de se lancer dans un nouveau projet. Moi je parle de ces grands voyages, de reprendre une formation mais ça peut concerner beaucoup d’autres trucs. Par exemple se lancer à son compte, changer de travail, déménager dans une nouvelle ville/pays ou que sais-je.

Le principal étant de ne pas écouter les petites voix défaitistes qu’on entend dans sa tête ou même parfois autour de nous de la part de nos proches (même si ça part souvent d’un bon sentiment!).

Il est normal de douter, de vouloir peser le pour et le contre aussi. Je pense juste que les doutes ne doivent pas nous paralyser pour autant.

Pourquoi toujours imaginer le pire ? Quand on y pense, pourquoi on passe souvent plus de temps à se faire des films sur ce qui pourrait arriver de pire plutôt que le contraire ?

Car ce qui est certain, c’est que si on ne se lance pas, on ne saura jamais ce qui nous attend.

Ce qui amène une autre réflexion, pour moi, la vie n’est pas qu’une fatalité. On a totalement le droit d’expérimenter, de changer d’avis, d’évoluer mais aussi de se tromper. Ne laissons pas nos craintes nous dicter notre vie et ayons foi en nous et en notre capacité à rebondir.

Alors maintenant, à vous de jouer.

Lancez-vous !

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